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J'imagine après trois semaines d' océan, de vent, de solitude et de liberté, j' imagine les îles
posées simplement sur la mer. Signe des hommes.
Je verrai depuis très loin le volcan de l' île de Pico. Je ne sais pas encore si nous
arriverons par temps gris, ou par un lumineux matin de début d' été.
Nous poserons nos pieds sur ces îles du bout de l’horizon. Il y pousse, dit- on, des orthensias,
des fougères, des ananas. A Horta nous irons nous tremper dans l' ambiance mythique du Peter' s Bar. Enrique Vila- Matas a écrit: « Ce bar a comme un goût de dernier refuge: les vieux baleiniers sont
là, en éternelle conversation avec les navigateurs de passage. Au panneau de bois sont toujours épinglés des notes, des télégrammes, des lettres, des souvenirs inventés, des dessins de bateaux. »
... Et si c' était vrai, alors, nous irons.
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