|
...Escale aux Açores... |
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
La marina de Horta, sur l'île de Faïal, a l'habitude de recevoir les transatlantiques: les douanes, l'immigration, la capitainerie, tout ça est vite fait. Les douches sont vastes, propres et chaudes. L'accueil est souriant, on nous donne une serviette et un savon. Les machines à laver tournent. On s'installe, et on va boire une bière. Mais où? Mais chez Peter, bien sûr. Chez Peter, c'est le « Café Sport » sur la rue pavée qui longe la marina. Le mythique « Café Sport », où tant de navigateurs connus ou non, sont venus se réchauffer, se rafraichir, parler, écouter. Horta est une ville charmante. Je l'imagine dans un temps lointain, où les avions ne venaient pas encore. Je l'imagine en hiver. Le vent balaie les rues faites de pavés gris et noirs. Les vieux baleiniers rentrent dans le café aux murs lambrissés de bois rouges. Il pleut, bien sûr! Je l'imagine à la « Moby Dick »! Les maisons sont sérrées les unes contre les autres. Les fenêtres sont à guillotines, et les volets à persiennes vertes, toujours. Il y a de belles place avec des palmiers- dattiers, des cèdres, des tamaris. Des grosses églises dominent la ville. L'extèrieur est très austère, mais l'intèrieur est baroque, riche et doré à souhait! Des couvents, des petits jardins entourés de murs où poussent des bananiers. Près de Horta, nous avons fait la belle balade qui monte en haut du Monte da Guia. Nous srplombont la mer aux bordures de couleur turquoise, digne des mers tropicales. Les oiseaux chantent à tue- tête, les petites fleurs des champs sentent bon. Nous revenons par la plage de Porto Pim. On y accède par un chemin adorabe et désuet bordé de tamaris.
|
|
Nous restons quelques jours afin de visiter encore des musées, voir des chef- d'oeuvres de « scrimshaw », gravure sur dents de cachalots ou sur os de baleines. Nous découvrons les sculptures en âme de branches de figuiers. Nous déambulons dans les rues, les quartiers, et découvrons un tas d 'endroits adorables. La petite ville garde une unité architecturale parfaite. Elle est complètement tournée vers la mer. Tout au long de l'année, s'y déroule des régates de bateaux traditionnels, de voiliers, de courses à l'aviron. Le port de pêche est très actif, avec ses bateaux- jouets chargés de poissons. Plus loin, les traversiers arrivent des autres 8 îles soeurs. Et Pico, l'île la plus proche, regarde tout ça, majestueuse, du haut de son sommet de 2500 mètres. Une journée suffit à faire le tour de l'île en voiture. Elle est propre, coquette. Les vaches sont dodues et paisibles. Les vieux moulins en bois et pierres ne tournent plus, mais sont toujours là . Les forêts de cèdres sombres sentent bon. Ce sont vraiment des arbres des contes de Grimm! Il y a aussi beaucoup de beaux platanes et plein de figiuiers. Les routes sont étroites, bordées de roses sauvages, d'iris, de lys, de llataniers. Mais surtout, SURTOUT etPARTOUT: LES HORTENSIAS. Par centaines, par milliers. Ils sont au bord des routes, en rangs serrés, épais et hauts de 2mètres! Ils recouvrent les colines, cachent les vaches, entourent les près, les maisons. Ils sont tous bleus, du bleu le plus parme, au bleu le plus violet. Parfois, il n'y a qu'eux et le vert des lointaines forêts de cèdres, et ça fait un paysage hallucinant, bleu. Et puis il y a les volcans. Nous sommes montés au sommet de la magnifique et profonde Caldéra du centre de l'île. 3heures de marche pour arriver au- dessus du grand cratère: Magnifique. Sur la côte nord de Faial les plages sont noires. Les falaises sont grises foncées. Les petites maisons sont faites de pierres de lave noire. La végétation, c'est uniquement de l'urze, bruyère endémique des Açores, et d'une sorte d'arbousier. Nous allons jusqu'au fameux volcan dos Capélhinos, dont un morceau a montré le bout de son nez en ...1958! Tout est cendre encore. On marche, et de grands nuages de poussière s'envolent. Tout est gris. Le vieux phare a été recouvert de cendres. Les oiseaux de mer tournent autour des caps. Les cris puissants et brefs des puffins cendrés glacent le sang! Ils sont loin les hortensias bleus et les près verts, de l'autre coté de l'île. Mais c'est beau, sauvage et minéral. |
|
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||
|
[Index] [L'Elephant Vert] [L'Equipage] [Les projets] [Les traces] [Contact] [Les liens] |