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De Grenade au Venezuela |
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Nous quittons la jolie petite île de Grenade. Cette semaine, nous sommes restés mouillés dans le ''lagon''. Ne vous méprenez pas sur ce terme, il est complètement inapproprié, simplement, je l' appellerai marigot ou mangrove !! Nous avions tout un tas de choses à faire à Saint-Georges, la petite capitale de 10 000 habitants, notamment, attendre nos passeports, que nous aurons au dernier moment, et seulement valables pour 6 mois. |
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Saint-Georges est vraiment une petite ville très active. Elle est colorée, et lorsque l' on arrive de la mer, on dirait une ville italienne avec des maisons serrées les unes contre les autres, palette de couleurs pastel, autour du port. Celui-ci est toujours en effervescence: paquebots de croisière, grands voiliers, petits cargos, bateaux pays. L' île sent les épices, c' est un délice, surtout à proximité du marché. Le marché qui déborde de fruits, d' épices et d' un tas de petites choses. La place aux taxis est toujours pleine de monde. On s' interpelle, s' appelle, musique, rires. |
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Il est 16 heures, et nous levons l' ancre pour diriger notre étrave vers Margarita. Les nouvelles que nous avons du Venezuela ne sont pas très bonnes, le pays étant dans une phase grave de crise économique et sociale, qui ne fait qu'empirer, mais nous verrons bien sur place. Le temps s'est remis au beau, par rapport à ce matin. Nous quittons l' île, cap au sud- ouest, toutes voiles dehors, nacrées au soleil couchant. Ca y est, nous retrouvons la mer, le large, les habitudes, les gestes, l' attention et la vigilance de la mer. |
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Puis, Margarita en vue, quelques heures plus tard. C' est fou comme les buildings poussent bien sur certaines îles... En fait, il ne faut pas beaucoup de pluie pour qu'ils deviennent grands, c'est plus dur de faire pousser des tomates... Margarita, en résumé, c'est poussière, rochers écorchés de béton. Margarita, c' est 1e Venezuela en crise. Des gens très pauvres, de tous petits enfants qui mendient dans la rue, ou au mieux, qui vendent des broutilles. Les télévisions, les radios diffusent des discours, des analyses politiques. Le pays souffre encore et encore. |
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lls se nomment Tortugas, Tortuguillas, Palanquinos. A chaque fois c' est d' une beauté extravagante. Des île désertes encore, avec simplement quelques camps de pêche. Ce sont de maniaques plages vierges. La mer vient s' y reposer doucement. Les couleurs sont de multiples dégradés de bleus et de verts. Les lagons enfermés dans le sable et les palétuviers, silence sauvage sur ces si petites îles et ce grand océan. Le pélican solitaire viendra nous accueillir, somptueux dans le ciel et sur l' eau, maladroit sur le sable. Je 1'appellerai Jonathan le Pélican, évidemment. Il nous suivra lorsque nous irons à la pêche, gourmand de nos prises. Pour revenir sur Margarita, nous faisons escale sur l' île de Cubagua habitée par quelques familles de pêcheurs. La couleur de la terre et de la roche est rouge, rousse. Elle se détache sur le bleu indigo de la mer. C' est étonnant. Les îles, morceaux de terre, doucement, là au fil de l' eau, à portée d'émotion et de bonheur. |
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Une nuit, les étoiles... Aux îles du Cap Vert A Trinidad, une rencontre... Miami-Martinique,ou 1700 miles au près! Martinique, une longue escale Silhouettes d’îles Iles du Nord |
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