...Les îles du nord des Antilles...

Nous quittons l' île de Saint Martin par le grand pont, coté hollandais. Un énorme yatch à moteur nous suit. Le temps est très calme, pas un souffle. Nous prenons la route vers Saint Barthélémy, Saint Barth pour les initiés!

Il est bientôt midi. L' Ile Fourche est par notre travers, minérale. Rochers ocres, roux et gris. Seul un creux, tout en bas, est vert tendre.

Un peu plus loin sur la mer, se dessine Saint Barth, appelons là ainsi. Elle est brumeuse, escarpée. Le temps est très clair. Dans le bateau ça sent le pain frais qui est entrain de cuire.

Arrivés au mouillage de Gustavia, nous mangeons un morceau. Nos copains du bateau « Embruns Â» sont là, et ce sont eux qui vont nous faire découvrir cette île adorable, et laisser de coté sa réputation d' île de milliardaires. parce que Saint- Barth a une vraie vie, avec des vrais gens. Certes, il y a tout un tourisme et des habitants richissimes, mais elle garde son coté authentique.

Avec nos amis, nous avons parcouru l' île de long en large, grâce aux petites routes bordées de murets de pierres ravissants. Les maisons sont souvent de très bon goût, en bois pour la plupart. Les vues depuis la terre sont magnifiques. Des criques, nichées dans les rochers, font rêver à des bains paradisiaques, dans une eau turquoise transparente.

La petite ville de Gustavia est chic, proprette, jolie, en rien « m' as- tu vu Â». En traversant Saint Barth, nous avons pu goûter au paysage méditerranéen, breton, tropical. C'est assez surprenant. Bien sur, nous avons bu une bière dans le bistrot le plus ancien de l' île: « Le Sélect Â». Des gens de tout bord se côtoient. C' est chaleureux, vivant, bariolé. Son patron est le Consul de Suède, il a 83ans! Car, autrefois, l' île était Suédoise. Il y a le fameux musée du coquillage de Ingénu Magras, vieil homme passionné. Son musée est connu dans le monde entier par les amateurs.

Après quelques jours, salut Saint Barth- la- coquette, et nous partons pour Barbuda, l'île la plus à l' Est des Antilles. Minuscule île de grande beauté, sauvage, évadée dans l' océan. Le seul village est Codringthon, de l'autre coté du lagon. Nous marchons longtemps le long de la fabuleuse plage de sable rose et vierge de pas humains. Nous sommes seuls dans ce paysage grandiose. Sur la mer bleue Eléphant Vert se balance doucement. Je me dis que la vie est drôlement chouette...

Nous descendons très vite sur Saint Barth par grand vent et grande houle, trois quart arrière. Nous passons la nuit à Saint Barth. Cette fois- ci, le mouillage est rouleur

 Nous continuons vers Saint Kitts et Statia. La mer est à peine ridée, si bien que les nuages se reflètent. Nous passons devant la pointe Nord Ouest de Saint Kitts, très verte, avec partout, de grands champs de cannes. Un gros grain de pluie, sans vent, nous passe derrière. Il fait vraiment chaud. Ce soir, nous dormons près d' une grande plage de cocotiers sur l' Ile de Névis. La plage est dorée par la lumière du soir. Nous entendons le chant des insectes car nous sommes assez près de la terre. Le ressac sur le sable. Calme et sérénité d' une soirée tropicale.

A 6heures le lendemain matin, nous passons le sud de Névis. C' est un matin comme je les aime: clair et lumineux.

Le « caillou Â» de Redonda se découpe nettement, et plus loin, dans la brume, je vois la silhouette de Montserrat. Derrière nous, Névis, Saint Kitts et Statia s' estompent. Le vent est absent et nous sommes obligés de mettre le moteur.

Midi. Nous passons le coté Sud de l' ile de Monserrat. L' Ile dont le volcan est en activité. Ces temps- ci, il « se contente Â» de fumer... Tout est recouvert de cendre grise. Les maisons sont borgnes. Des pics droits sortent de la cendre. Anciens poteaux électriques, troncs d' arbres? Je ne vois pas bien, car nous n' avons pas le droit de passer trop prêt. Pas un bateau, pas un pêcheur. Rien ne bouge, et cela donne une impression un peu angoissante et tellement triste.

Les îles de Nevis et de Montserrat

La lumière est blanche et métallique. La Guadeloupe se dessine au loin. Sur, nous avons droit à l' orage. Nous passerons entre les grains les plus violents. Les nuages se déchirent, et la Guadeloupe apparaît. Le mouillage ravissant de Déshaies dégouline de pluie. Il paraît encore plus vert, plus tropical.

Au mouillage, il fait chaud et humide. Le paysage explose de verdure. Ca sent l' humus à plein nez!. Les fous de Bassan, les pelicans plongent dans la mer. Des têtes ou des dos de tortues apparaissent et disparaissent. Les cloches de la petite église du village sonne toutes les heures, et plus encore!. Les petites cases sont de toutes les couleurs. Et du vert, du vert et encore du vert. Les chants des coqs et des grenouilles se disputent le silence du soir. Toute la journée nous avons marché à terre. Le village est typiquement antillais.

Nous quittons Deshaie et longeons les belles côtes de la Guadeloupe. Il y a un bon vent, avec une mer nerveuse. Nous sommes dans le canal des Saintes. Nous les voyons au loin dans le vent, belles. La mer devient plus hachée, ce qui est souvent le cas dans cette région. Nous approchons de la verte Dominique.

Deshaies, Guadeloupe

Nous mouillons dans la vaste baie de Porthmouth. La végétation est luxuriante, en Dominique. Ile plus de terre que de mer.

Nous terminons notre périple en baie de Saint Pierre en Martinique, avant de «  filer Â» vers le Venezuela.


 

Une nuit, les étoiles... Aux îles du Cap Vert A Trinidad, une rencontre... Miami-Martinique,ou 1700 miles au près! Martinique, une longue escale De Grenade au Vénézuela Silhouettes d’îles

[Index] [L'Elephant Vert] [L'Equipage] [Les projets] [Les traces] [Contact] [Les liens]