Silhouettes d’îles

Quand nous «  descendons Â» vers le Sud de la Caraïbe, en partant de Martinique, j' aime beaucoup découvrir la silhouette des îles, les unes après les autres. Elles s' offrent au regard, au bout de l' horizon.

Le bateau file avec allégresse sur une belle eau. Des petits nuages ronds et blancs parcourent le grand ciel tropical. Les voiles sont bien réglées, et nous, bien calés dans notre vie de marins. Le spectacle peut commencer.

Sainte Lucie apparaît tout de suite, dès que l'on passe la pointe sud de Martinique. La mer qui était toute calme, commence à onduler doucement. Mais on sait qu'aujourd' hui le canal sera beau. Les lignes de traîne sont à l' eau, mais aucun poisson ne mordra. Je tourne la tête sur bâbord, et je ne peux m' empêcher de penser que tout la- bas, très loin, ce sont les côtes d' Afrique.

Les côtes deviennent de plus en plus nettes. Nous passons au large de Rodney Bay. Les maisons, les arbres sont minuscules. Et j' aime bien imaginer que là, vivent des gens.

Instant magique entre tous, où apparaissent les silhouettes des deux Pitons. Imposants, noirs et incongrus, tout au bout de l'île. La lumière est toujours très belle, surtout le matin. Le soleil filtre derrière les deux énormes jumeaux pointus. En s' approchant, on sent toujours une odeur de souffre.

Le canal entre Sainte Lucie et l'île de Saint Vincent est souvent plus agité. Nos beaux nuages ronds se transforment en nuages de grains, et vont nous accompagner jusqu' à la grande falaise imposante du nord de l'île. Comme toujours à l'arrivée, le vent augmente, et la mer aussi.

Les collines de Saint- Vincent de ce coté- ci sont très abruptes et pointues. La végétation s' en donne à coeur joie, et tout est vert. Peu d' habitations, en font une île sauvage. Sauf la grande baie qui abrite la Capitale Kingstown, semble très active et construite. Saint- Vincent me fait penser à la Dominique, au Nord. Aussi verte, aussi sauvage, aussi imposante;

L' eau bleuie et s' apaise. Nous entrons doucement dans le bijou des Caraïbes, c'est- à- dire, Les Grenadines. Petites îles posées ça et là sur le bleu liquide de la mer, par un hasard bienfaisant. C' est toujours merveilleux de découvrir toutes ces îles et îlots, les uns après les autres, alors que l' on glisse avec bonheur sur l' eau presque plate. Béquia est la première, et la plus grande. Puis, vont se succéder des îles aux noms charmants telle Moustique, Petit Nevis, Petit Canouan, et ainsi jusqu' à l' île de Union. Sa silhouette est ma préférée. Je la reconnais toujours très vite avec ses trois petits pics acérés, puis les cotés qui descendent nonchalamment dans la mer. Le joyau des Tobagos Kays forme un cercle d' îlots presque parfait dans une couleur d' eau qui m'étonnera toujours, d' un bleu extravagant. Mayereau leur servira de sentinelle. De l' autre coté d' Union, on reconnaît la grosse île de Carriacou, callipyge et gironde! Derrière elle se dessine Petite Martinique, puis là- bas un peu plus loin, ... Grenade.

Une nuit, les étoiles... Aux îles du Cap Vert A Trinidad, une rencontre... Miami-Martinique,ou 1700 miles au près! Martinique, une longue escale De Grenade au Vénézuela Iles du Nord

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